Philipe Cormault par Rachael Hampton

A propos

Peut-être vous êtes-vous déjà dit :

« J’aimerais bien reproduire ce paysage, ou faire le portrait de ma cousine, mais je ne suis pas doué pour le dessin. »

Ou peut-être vous êtes-vous déjà demandé :

« Mon enfant est-il doué pour la peinture ? »

Si c’est le cas, alors il est doué pour la peinture ou le dessin.

Mais plutôt que d’invoquer un hypothétique don, il serait bien plus juste de parler d’attirance, de goût, d’envie, de sensibilité.

J’ai rencontré beaucoup de personnes qui s’intéressent au dessin et aux arts visuels, qui visitent les musées, assistent à des expositions, mais qui une fois rentrés chez eux, préfèrent ne pas pratiquer le dessin ou la peinture, par crainte de l’échec.
Bien que ces disciplines le fasse rêver, Chupodoué (appelons-le comme çà) a décidé de ne pas passer à la pratique, pour les seules raisons qu’il n’a pas confiance en lui, qu’il a peur de la page blanche, et qu’il est persuadé qu’il ne possède pas ce «don» venu du ciel qui seul pourrait l’autoriser à se mettre dans la peau de l’artiste qu’il a toujours rêvé d’être.

Cette idée reçue est tellement populaire, qu’on la retrouve pour tout ce qui touche au domaine artistique : « Je ne suis pas doué pour le dessin », « je ne suis pas fait pour jouer d’un instrument », « Je n’ai pas le profil artistique »

Figurez-vous que j’ai, moi aussi, longtemps cru qu’il fallait être doué pour savoir dessiner, et que n’étant moi-même pas naturellement doué, je n’y arriverai jamais.

Pourtant, aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été passionné par le dessin et les arts visuels.

Etant enfant, je rendais souvent visite à mes grands-parents qui habitaient Place Vendôme, à Paris. J’en profitais toujours pour me rendre en métro à Montmartre, où je pouvais rester des heures à observer les peintres et les portraitistes de la Place du Tertre croquer leurs modèles. J’étais fasciné par la magie du trait de crayon ou de fusain faisant naître sur le papier un visage bientôt familier.

Une fois rentré à la maison, je m’exerçais à exécuter à mon tour le portrait de chacun des membres de ma famille, mais sans bien évidemment réussir à obtenir les mêmes résultats que mes « idoles » de la Place du Tertre, qui c’était certain, avaient toutes reçu à a leur naissance ce fameux don du ciel pour le dessin, et plus fort encore, ce don surnaturel pour le portrait.
A propos de Montmartre, je ne résiste pas au plaisir de reproduire ici un passage de l’ouvrage autobiographie de Marcel Gotlib, notre père à toutes et à tous, « j’existe. Je me suis rencontré » paru chez Flammarion en 1993 :

« …. C’est une colline. Autrefois, c’était le mont Martre. A mon avis, aux temps préhistoriques, la martre, petit mammifère carnassier, devait grouiller dans le coin, d’où le nom. La colline des martres : le mont Martre. Les grands peintres, au demeurant, ont toujours habité Montmartre. Regardez, Renoir Auguste, Toulouse-Lautrec Henri de, Van Gogh Vincent, François, Paul et les autres. Et ça n’est pas un hasard. Car en effet, les meilleurs pinceaux sont faits en poils de martre. Encore que Van Gogh, il est vrai, a également résidé en Arles. Finalement, les peintres habitaient tous Montmartre, sauf certains qui possédaient une résidence secondaire en Arles. Ou alors à Tahiti, comme Gauguin. Réflexion faite, les peintres habitaient Montmartre, mais aussi un peu partout ailleurs. Peut-être même que certains grands peintres n’ont jamais habité Montmartre. Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives à cause des pinceaux en poils de martre. On risque de dire des conneries. Par ailleurs, pris d’un doute, je viens de jeter un œil dans le Robert en huit volumes où j’ai découvert les très intéressants renseignements suivants. Le mot « martre », emprunté au latin chrétien martyr,lui-même issu du grec martur, « témoin (de Dieu) », serait en fait l’ancienne forme populaire du mot français « martyr », ne subsistant aujourd’hui que dans « Montmartre ». Aucun rapport,donc, avec la martre, petit mammifère carnivore digitigrade dont les poils fournissent, de toute façon, d’excellents pinceaux. C’est juste une homonymie. (Fin du petit historique sur Montmartre.) »

J’ai donc continué pendant des années à dessiner à mes heures perdues, et j’ai finalement embrassé une carrière dans la finance et la gestion des entreprises, bien éloignée de mes rêves d’artiste en herbe.

De toute façon, je n’étais pas doué pour le dessin, donc autant penser à autre chose.

Ce n’est que bien plus tard que j’ai enfin décidé de me reconvertir et d’exercer ma passion (le dessin et la peinture) de façon professionnelle.

J’avais enfin découvert que tout ce dont j’avais besoin pour réussir, c’était seulement de bonnes ressources sur le sujet, une bonne dose de motivation et de désir, et énormément de travail.

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Si vous êtes ici, c’est que vous aussi avez envie d’en savoir plus sur la pratique du dessin, de la peinture et des arts visuels en général, et que vous vous demandez peut-être « si vous êtes fait pour çà ».

En fait, tout ne dépend que de vous. Si vous croyez suffisamment en vous et en votre travail, alors il n’y a aucune raison pour que vous n’y arriviez pas. Retenez bien ceci :

c’est avant tout votre état d’esprit qui va conditionner votre réussite, et votre façon d’aborder les choses, plus que les facultés dont vous disposez.

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