une carnet de voyage

Le carnet de voyage

septembre 10, 2015 0 Commentaires

Le carnet de voyage est un genre à la fois artistique et littéraire.

Pascale Argod, enseignante et chercheuse à l’université de Bordeaux, a publié l’année dernière un ouvrage remarquable, intitulé:   » l’ art du carnet de voyage « .  Elle nous y explique pourquoi aujourd’hui,

[pullquote align= »full » cite= » » link= » » color= » » class= » » size= » »]le carnet de voyage est une spécialité éditoriale unique, typiquement française.[/pullquote]

Plus d'infos sur Pascale ARGOD dans sa page Répertoire : http://carnettistes.rendezvous-carnetdevoyage.com/carnettiste-et-ecrivain-voyageur/pascale-argod

Voici un bref historique des carnettistes :

Au XVe siècle les peintres précurseurs de la renaissance faisaient le tour d’Italie pour s’inspirer de la culture latine.

Léonard de Vinci a fait le lien entre le carnet scientifique et le carnet d’inspiration artistique.

Au XVIIIe siècle, les premiers grands naturalistes (Bonplant, Lapérouse) ont relevé des éléments de la nature sous la forme de planches botaniques et zoologiques.

Au XIXe siècle, les orientalistes avec Delacroix (en Afrique du Nord et en Espagne) et Gauguin (à Tahiti) nous ont donné  les premiers carnets de voyage de peintres.

Au XIXe siècle, les aquarellistes anglais comme Turner sont les précurseurs du  carnet de voyage à l’aquarelle.

Au début du XXème siècle, citons deux  Peintres Officiels de la Marine :

Félix Regamey , qui illustre ses « promenades japonaises »,  et  Mathurin Méheut , qui  réalise des carnets de voyage à Hawaï puis au Japon . Mobilisé en France de 1916 à 1917, il réalise ses « Croquis de guerre » qui témoignent de la vie dans les tranchées.

A la fin du XXème siècle, Peter Beard a redonné un nouvel élan au carnet de voyage en France, avec ses Carnets africains.

Au début du XXIème siècle, l’une des figures les plus célèbres du carnet de voyage est Titouan Lamazou.  À 17 ans, il  part autour du monde en bateau pour réaliser un carnet de voyage, tout  en proposant ses services d’équipier.  Il rencontre Éric Tabarly, dont il sera pendant deux ans l’équipier sur Pen Duick VI. Vingt ans plus tard, après avoir remporté le titre de champion du monde de course au large, il retrouve sa première vocation d’artiste, et publie de nombreux ouvrages dont ses « carnets de voyage » en 1998 et 2000, et « femmes du monde » en 2007.

 

A mon tour,  j’ai attrapé « le virus du carnet de voyage ».

Il existe beaucoup de façons différentes de faire un carnet de voyage, mais je  distinguerai ici deux modes bien différents :

1: le carnet dessiné ou peint « sur le vif », ou « sur le motif », c’est à dire sur place, pendant le voyage. Pour les puristes, c’est le vrai carnet de voyage, de par son côté spontané, authentique.

2: le carnet dessiné ou peint au retour de voyage, à partir de documents, photographies, notes prises ou collectées pendant le voyage.

Il est bien sur possible de mixer les deux modes, en dessinant l’essentiel de son carnet sur place, puis en le peaufinant au retour.

Je vous livre ci-après un carnet que j’ai réalisé dans le second mode, c’est à dire à mon retour du Japon, d’après les photos que j’ai prises sur place.

Dans un prochain article,  je publierai un carnet de voyage que j’ai réalisé en Chine, cette fois dans le premier mode « sur le motif « .

 

 

Donnez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*